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L'imam Abou Dâoud et le jeûne du samedi

À propos du hadith qui interdit de jeûner le samedi; qui est le hadith dans lequel le prophète Muhammad ‎ﷺ dit : « ne jeûnez pas le jour du samedi, sauf pour ce qui vous est obligatoire et si l’un de vous ne trouve que la peau d’un raisin ou un bout d’écorce d’arbre alors qu'il le mâche. » 

L’imam Abou Daoud - pour sa part - déclare ce hadith comme étant abrogé, chose mentionnée dans ses « sunans » juste après qu'il l’ait « rapporté » ( 2421 ). 

Il ne convient pas de comprendre que cet imam considère que ce hadith est da3îf (=faible). 

En qualifiant ce hadith d’abrogé, l’imam Abou Dâoud le rend sahîh (=authentique). 

En effet, lorsqu'un savant parle d’abrogation cela ne signifie pas que cela est faible, mais cela signifie plutôt que c’est authentique, mais que ça n’a duré qu’une période de la prophétie ; ça a été remplacé au profit d’un autre statut. 

Si l’imam Abou Dâoud considérait que ce hadith était faible - comme l’ont compris certaines personnes qui se prononcent dans ce sujet - il n’y aurait pas eu lieu de parler d’abrogation. 

Abrogé signifie authentique et mis en pratique lors d’une période de la prophétie de Muhammad ‎ﷺ. 

C'est exactement comme lorsqu'on dit que Al-Qods était la qibla des musulmans, puis que cela fut abrogé. Ça ne signifie en rien que cela est faible, mais ça signifie plutôt que c'est authentique et que c'était mis en pratique lors d’une période de la prophétie.

L’imam Abou Dâoud fait donc partie de ceux qui authentifient ce hadith.

En d’autres termes, l’imam Abou Dâoud considérait que les chaînes de transmission de ce hadith sont bonnes et authentiques et qu’elles ne contiennent aucune « anomalie », ni idtirâb, ni autre…

Il convient aussi de souligner, qu’en considérant ce hadith comme étant abrogé, l’imam Abou Dâoud nous dit que ce hadith signifie bien que jeûner le samedi surérogatoire est interdit qu’il soit accouplé ou non avec un autre jour, etc. ; l’imam Abou Dâoud comprenait donc (lui aussi) de ce hadith qu’il interdit complètement le jeûne du samedi sauf si c’est obligatoire. Sinon, il n’aurait pas parlé d’abrogation.

En qualifiant ce hadith d’abrogé, l’imam Abou Dâoud déclare donc que pendant une période de la prophétie, jeûner le samedi (quand il n'est pas obligatoire) était complètement interdit ; ce statut là existait bien et était - bel et bien - mis en pratique lors d’une partie de la prophétie de Muhammad ‎ﷺ - selon l’imam Abou Dâoud -. 

En résumé, en qualifiant ce hadith d’abrogé, l’imam Abou Dâoud - qu’Allah lui fasse miséricorde - nous dit indirectement deux choses: 

La première : que ce hadith est bien authentique et que ses chaînes ne contiennent donc aucune ‘illa (anomalie).

Elément qui vient nuancer les propos de "certains" qui laissent croire que (tous) les imams du hadith "anciens" considèrent que ce hadith est faible. Voici donc l'un de ces imams du hadith (parmi les anciens) décédé en 275 h. qui le considérait authentique. J'aurais aussi l'occasion de revenir sur la position d'autres imams - in sha Allah -.

La seconde : que ce hadith signifie bien que jeûner le samedi (quand il n’est pas obligatoire) est complètement interdit (même s’il est accouplé avec un jour avant ou un jour après…)  et que ce statut était mis en pratique pendant une partie du vivant du prophète Muhammad ‎ﷺ ; Ceci n’est donc pas une nouvelle compréhension de ce hadith qui serait propre à notre époque ou encore propre à Al Albani...

Ceci dit, l’imam Abou Dâoud lui considère que ce hadith qui interdit de jeûner le samedi surerogatoire a été abrogé par le hadith de jouwayriyya. 

Nous avons répondu à cela dans un écrit intitulé « l’imam Al Albani et le jeûne du samedi » s’y référer page 6/7 et 14. Le voici donc: Ici

Allah est plus savant. 

Écrit par Saffoine Ibn Galal 



تخريج أثر ( اقض رمضان متى شئت )

أخرجه ابن أبي شيبة في "مصنفه" ( 2 / 325 ) قال : حدثنا إسماعيل عن ليث عن عطاء وطاووس ومجاهد قالوا "اقض رمضان متى شئت" وقال سعيد بن جبير : "لا بأس به"ه


قلت : إسناده ضعيف

تخريج حديث : لا اعتكاف إلا في المساجد الثلاثة

تخريج حديث ( لا اعتكاف إلا في المساجد الثلاثة )

هذا الحديث موقوف على حذيفة بن اليمن

وله طريقان :

الطريق الأول : طريق سفيان بن عيينة عن جامع بن أبي راشد قال سمعت أبا وائل أن حذيفة قال لابن مسعود... فذكره

وهذا إسناد صحيح

لكن اختلف على ابن عيينة ما بين وقف ورفع

فقد رواه عنه ( مرفوعًا ) :

1 ـ سعيد بن منصور ؛ عند ابن حزم في "المحلى" ( 5 / 135 ) وابن الجوزي في "التحقيق" ( 2 / 109 ) مع شك في المتن.

2 ـ محمود بن آدم المروزي ؛ عند البيهقي في "السنن الكبرى" ( 4 / 519 ) وابن عبد الهادي في "تنقيح التحقيق" ( 3 / 362 ) مع شك في المتن أيضًا ؛ والذهبي في "السير" ( 15 / 81 ) من دون الشك لكن طريقه إليه فيه مطاعن وعلل كما قال المحدث النبيل محمد عمرو عبد اللطيف.

3 ـ هشام بن عمّار ؛ عند الطحاوي في "شرح مشكل الآثار" ( 7 / 201 )

4 ـ محمد بن الفرج ؛ عند الإسماعيلي في "معجمه" ( 3 / 720 )

وممن رواه عنه ( موقوفًا ) :

1 ـ عبد الرزاق الصنعاني كما في "مصنفه" ( 8016 ) وكما هو عند الطبراني قي "المعجم الكبير" ( 9 / 302 ) وابن حزم في "المحلى" ( 5 / 134 ).

2 ـ سعيد بن عبد الرحمن

3 ـ محمد بن أبي عمر

كلاهما عند الفاكهي في "أخبار مكة" ( 2 / 149 )

تنبيه : قد وهم الإمام الألباني ـ رحمه الله تعالى ـ إذ توهم أنهما رواياه ( مرفوعًا ) ـ كما في "السلسلة الصحيحة" له ( 6 / 669 ) ـ والأمر ليس كذالك ؛ إنما روياه ( موقوفًا ) على حذيفة كما أثبتناه.

فحدث به سفيان بن عيينة (مرفوعًا ) تارة و( موقوفًا ) تارة أخرى كما ترى ؛ ولعل هذا الحديث من الأحاديث التي رواها بعد أن تغير حفظه إذ هو مع جلالته فقد تغير حفظه في آخره كما ذكره الحافظ في "التقريب".

والصحيح من روايته ( الوقف ) كما يشهد له الطريق الثاني :

وهي طريق سفيان ـ أي الثوري ـ عن واصل الأحدب عن إبراهيم النخعي أن حذيفة قال فذكره موقوفًا عليه.

أخرجه عبد الرزاق في "مصنفه" ( 8014 ) ـ ومن طريقه ابن حزم في "المحلى" ( 5 / 134 ) ـ وأخرجه ابن أبي شيبة في "مصنفه" ( 2 / 337 ) .

ورجال هذا الإسناد ثقات إلا أن فيه انقطاعًا بين إبراهيم النخعي وحذيفة ؛ لكن رغم هذا الانقطاع الإسناد صالح للتقوية والاستشهاد خصوصًا إذا كان الانقطاع في الطبقات العليا ؛ فهذا الطريق يقوي الوقف.

وثم وجدت أن الطبراني قد أخرجه في "المعجم الكبير" ( 9 / 301 ) من طريق آخر عن إبراهيم النخعي لكن متنه "لا اعتكاف إلا في مسجد جماعة".


وإسناده ضعيف فيه مغيرة بن مقسم الضبي وهو ثقة لكنه يدلس لا سيما عن إبراهيم النخعي وفي هذا الإسناد قد عنعن وهو يروي عنه. والله أعلم